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lundi 25 septembre 2023

Ma première fois


Chacun de nous a eu une première fois. Certains sous la pression des pairs, d'autres par concours de circonstances, l'occasion en or. Pour certains, cette première expérience est chaotique et marque leur vie pour l'éternité. Pour d'autres, peut-être mieux préparés, c'est une partie de plaisir aux sensations éternelles. Mais qu'en était-il chez moi?

La veille, je n'ai pas pu dormir. J'avais obtenu un rendez-vous ferme. C'était l'occasion rêvée pour goûter à la sensation suprême. Elle avait enfin dit oui. Pour autant, je ne me sentais toujours pas prêt. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher d'y penser. C'était un moment que je caressais depuis 3 ans. Je m'y exerçais et m'y suis préparé. Et jusqu'au jour j, j'avais l'impression de ne l'avoir pas assez fait, hélas. 

Des années avant, alors jeune adolescent au Lycée,  j'ai flirté à la rencontre des belles créatures.  Belles, denses et poignantes comme ma mère. J'apprenais à les manipuler, à les manier et à les engager. Je les aimais, les adorais et cherchais à les découvrir. Je cherchais surtout à les embrasser pour les saisir et marquer le terrain. Seulement, elles étaient si profondes que j'avais peur de m'engager véritablement. Un saut dans le vide. J'avais caressé cet espoir, celui de faire le pas décisif jusqu'à ce rendez-vous mémorable. 

La négociation avait pris quelques mois. Elle m'avait mis en confiance après que j'ai essayé plusieurs fois l'aventure avec des voisines sans succès. Sauf que je devais payer le coup, financer quelques rendez-vous y compris quelques préparatifs, vous comprenez. Au bout du chemin,  nous avons trouvé un accord et le jour j fut fixé. 

Ce jour du 7 avril 2017 restera à jamais gravé dans ma mémoire. Elle, la maison d'édition Éditions Edilivre m'a envoyé un courriel de confirmation. Il venait de naître mon premier ouvrage intitulé #le_condamné . Né d'un choc sociétal sur le phénomène de #JusticePopulaire au Cameroun, ce projet me donnait l'opportunité de les (les lettres) embrasser pour les saisir et marquer le terrain pas sans manquement. Avec le temps, je me suis rendu humblement à l'évidence que j'avais encore du chemin pour mieux les manier même si je les engageais déjà bien. C'était ma première fois et j'en ai appris.


Apprendre de ses premières expériences sans prise de tête et sans complexe, est déterminant pour la poursuite de sa passion. La première fois au micro, la première fois sur une piste, son premier contrat... Apprenons-en.


Soilihou Mforain 

Auteur

dimanche 24 décembre 2017

Je répondrai à vos invitations à Noël

Martin Kevin est un ami et frère de longue date. Il est chrétien pratiquant, très engagé dans son église. Il n’est pas musulman comme moi, comme plusieurs de ses proches, mais il respecte ma croyance sans nécessairement y croire. Si je vous invitais chez Martin Kevin, la décoration de sa chambre vous ferait croire qu’il est musulman alors qu’il n’en est rien. Voulez-vous savoir pourquoi ? Je vous l’explique.

Martin Kevin, chrétien pratiquant confirmé a prévu dans sa chambre une bouilloire dont se servent les musulmans pour faire les ablutions, un micro-bain rituel de purification avant la prière. A côté de cet instrument de purification, Martin Kevin a prévu un tapis spécial de prière et un djelaba accroché au mur au cas où un pratiquant aurait besoin pour rendre conforme sa tenue de prière. Martin Kevin accorde un soin particulier à ces outils qui au fond ne représentent rien pour ses pratiques religieuses. Il le fait pour ses amis, ses frères, nous musulmans dont il espère la visite, nous ses proches musulmans qu’il accueille avec amour et considération profonde, nous dont il respecte les croyances, qu’il y croit ou non. Voilà à mon sens ce que veut dire vivre ensemble dans les différences et la diversité. J’ai parlé de Martin Kevin, je pouvais parler de Luc, de Daniel etc. Vous aussi.

Vous comprenez que je sois profondément sidéré et indigné des messages qui ont circulé ces derniers jours dans les réseaux sociaux, appelant les frères et sœurs musulmans à ne pas répondre présents aux invitations des frères et sœurs chrétiens à Noël sous prétexte que c’est haram. Peut-être suis-je ignorant, mais je ne pense pas que ce soit l’éthique de la religion que je pratique qui appelle au devoir de solidarité et de coexistence pacifique. Répondre à l’invitation d’une proche dans un événement veut-il nécessairement signifier que l’on partage sa croyance ? Assurément non. Prendre part au mariage d’un ami signifie-t-il qu’on croit nécessairement aux valeurs du mariage ? Nous pouvons prolonger le questionnement. A ma connaissance, aucune invitation à Noël ne convie à la pratique religieuse (messe et autres), mais à la réjouissance des familles. Le devoir de coexistence, de cohésion sociale demande de notre part que nous apprenions à partager les moments importants de la vie de nos frères et sœurs dès lors qu’ils n’engagent pas de rituels contraires à notre éthique spirituelle.

Voilà pourquoi je répondrai en ce 25 décembre 2017, comme ceux à venir si Dieu le veut, à chacune de vos invitations. Dans vos familles, je viendrai, partager ces moments importants avec vous, parce que je fais miennes toutes vos joies, chaque instant de bonheur que vous engrangerez. Ce que je crois n’a pas d’importance, ce qui compte c’est de partager les moments qui tiennent à cœur à ceux qui nous sont chers.

Voilà les gages de la paix et de la coexistence pacifique entre les entités d’un même peuple.

A bientôt dans vos familles pour trinquer ensemble.


Salif

jeudi 21 septembre 2017

Ces rêves simples que nous détruisons par nos égoïsmes

La journée internationale de la paix de ce 21 septembre 2017, me donne l’occasion de partager ce témoignage personnel que j’ai hésité de publier depuis quelques semaines…

Depuis que je suis parti de ce village physiquement lointain, désormais émotionnellement si proche, je me questionne sans cesse. En tant qu’humain, je m’en veux si bien que j’ai décidé d’écrire ces phrases au bout des larmes. Des larmes comme celles que j’ai vues briller dans les yeux innocents de Bachirou, 8 ans, réfugié centrafricain dont la famille a bénéficié de l’hospitalité du peuple de Dakéré, un petit village situé entre Ngaoundéré et Meiganga.
Bachirou, a environ 8 ans. Il ne va pas à l’école comme la plupart de ses pairs affectés par nos égoïsmes traduits par des conflits insensés. Il a un rêve simple : « devenir un chauffeur ». Un rêve si banal qu’il n’aurait pas fallu un effort exceptionnel pour nourrir, hélas ! Celui de Bachirou restera un fantasme enfui dans la tête de cette âme innocente et sensible qui n’a jamais choisi son statut.
Dès que mes pieds ont touché le sol de Dakéré, je l’ai vu émotionnellement égaré au milieu de cette foule dont les regards curieux et peut-être espérant, étaient tournés vers nous. Je ne peux pour l’instant m’expliquer pourquoi il a autant attiré mon attention. C’était un tout petit au regard étourdi, qui semblait n’attirer le regard de personne. Je me suis rapproché de lui, courbé à sa taille pour le saluer. Il me tendit timidement sa main droite, en  prenant un soin naïf d’éviter mon regard. Il semblait accorder peu d’importance à ma présence qui devait être une énième. Je me rabaissai d’avantage et lui demandai son nom. Il répondit timidement sa chemisette dans la bouche : « Bachirou ». Je lui souris, le rassurant que j’étais son ami. Bachirou me regarda brièvement et feint de me sourire en retour, sans véritablement le faire. Il semblait loin d’esprit, emporté par les vagues d’un souvenir proche et emballé dans les tourbillons d’un avenir sans espoir… Je m’en voulus de le perturber d’avantage sans lui apporter quelque chose de concret… Je le pris de nouveau dans mes bras, le rassurant qu’il était un champion, « un born to win » par la volonté de Dieu. Pour la première fois, il me fixa dans les yeux. Je vis dans les siens larmoyants une étincelle jaillir… Je l’ai senti si proche et me suis senti si impuissant de ne pouvoir rien faire d’autres que du laïus pour ce garçon qui n’attend qu’une opportunité pour réveiller sans doute le génie qui somnole en lui …
En vérité, je crois m’être identifié en ce garçon qui pouvait aussi s’appeler Soilihou, à la différence que je n’ai pas connu la guerre et qu’une chance m’a été donnée pour que je sois ce que je suis. Je crois fermement qu’il pourra aussi réaliser ses rêves si une chance lui est donnée... Je prie pour cela.
Chaque fois que nous fabriquons une arme, chaque fois que nous la vendons, chaque fois que nous prônons son utilisation, chaque fois que nous la laissons raisonner à notre place, nous détruisons des milliers, voire des millions de rêves souvent simples comme celui de Bachirou. Pensons-y chaque fois que nous voulons alimenter un conflit quel qu’il soit. Pensons aux futures générations.

Peace in the world !!!
SMM

vendredi 8 septembre 2017

Les juges de la rue


Ces victimes qui croupissent en pleurs sous nos coups
Ces innocents qui crèvent en flamme sous nos roues
Ces condamnés de nouveau condamnés
Ces oubliés d’avantage enterrés 
Nous sommes tous complices
De chacun de leurs supplices
De chacun de leurs malheurs
Nous sommes tous auteurs
Juges auto-intronisés, juges auto-enrôlés
Pécheurs nous sommes, pêcheurs des sommes
Qui avons abdiqués nos devoirs pour laisser éclore des  parias
Qui finissent devant une foule des juges comme accusés-condamnés
Drôle de justice, justice des drôles
Justice de moral, justice sans morale 
Quand les auteurs condamnent les victimes
Des victimes qui laissent des victimes
Voilà la justice, la vraie justice
Où les condamnés sont davantage condamnés
Sans procès par les vrais auteurs
Déguisés en donneurs de leçon.

https://www.edilivre.com/le-chemin-de-croix-23226909e9.html#.WbEbI4WcGUk

jeudi 31 août 2017

Ce pays _le Cameroun_ est une mine géo-écologique et géo-culturelle: souvenir d’une visite à Ngaoundaba

J’ai souvent eu la prétention de croire que je connais mon pays le Cameroun pour l’avoir visité du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, que non ! Chaque fois que l’opportunité m’est offerte d’effectuer un déplacement à l’intérieur de ce magnifique pays, je me rends compte de combien il constitue un tout positif parce que disposant de tout. Il se peut qu’on ne s’en aperçoive que peu avec des slogans employés souvent laconiquement comme « le Cameroun est l’Afrique en miniature ». Eh que si ! Il l’est en effet.
Chaque village que je visite,
Chaque ville que je traverse,
Chaque peuple que je rencontre,
Chaque oiseau qui me survole,
Chaque animal qui réveille mes sens…
Chacune de ces choses et aventures  donne l’impression en quelques heures qu’on est allé d’un pays à un autre alors qu’en vérité, on n’a souvent  parcouru à peine que 10km.

Humblement, je commence à penser que si ce beau pays n’avait que ces atouts géophysiques et géo culturels comme richesse, l’on ne crierait pas à l’injustice avec un peu d’ingéniosité. Ce qui manque ou reste insuffisant, c’est cette ingéniosité collective et individuelle pour mettre en exergue cette richesse diversifiée mais aussi de la communication positive tout autour.

J’ai été émerveillé par mon séjour dans ce village (Ngaoundaba 35-40 km de Ngaoundéré) au milieu de nulle part où des camerounais eurent l’ingéniosité de mettre en valeur cette richesse gratuite qui ferait jaser plus d’un de vous. Grâce à un ranch aménagé autour des principes non compliqués, utilisant les matériaux locaux, la main d’œuvre locale (…) ce village qui n’aurait attiré l’attention de personne fait partir des « place to be », un paradis pour les amateurs de la vie bio dans un cadre calme où se conjuguent savane et forêt qui surplombent un magnifique lac calme aux eaux claires.

J’ai aimé mon séjour dans ce cadre de vie simplifiée en tout cas. 

De retour de Ngaoundaba,
SMM

vendredi 21 octobre 2016

Et si nous étions complices de nos malheurs!

J'aurais bien aimé me taire, j'espère le pouvoir pour longtemps encore. Mais je crois que je serai complice si je l'avais fait toutes ces années où j'ai passé le temps à appeler mes paires à croire. Le fond du discours ne changera pas de toutes les façons, parce que la cohérence et la constance, c'est ce que j'ai de plus chère. Les jeunes doivent continuer à croire, mais à quoi? La question se pose avec acuité et mérite des réponses claires. En tout cas disait quelqu'un, chaque génération identifie sa mission, l'accomplit ou la trahit. Quelle est la nôtre? Sommes-nous entrain de l'accomplir ou sommes-nous complices de nos problèmes? Je n'irai pas plus loin que ça dans cette réflexion qui doit continuer.
Mais quoiqu'il en soit, je crois sincèrement que quelque chose doit être faite pour que ma patrie sorte définitivement la tête de l'eau...

Excellent weekend et que Dieu protège le Cameroun


vendredi 1 avril 2016

Merci à tous

Cérémonie de Yap Laleh (embellissement de la mariée) 
Ce weekend a été un moment exceptionnel dans ma vie civile. Après un Oui devant Dieu en 2010, je l'ai réitéré en 2016 devant les hommes. Et à cette occasion, vous aviez été nombreux à m'assister. Je reste convaincus que vous aurez voulu tous être à mes côtés. Je sais aussi que ceux qui pensent n'avoir rien fait auraient voulu faire quelque chose, ceux qui pensent avoir fait peu auraient voulu mieux faire... Mais ce qui compte et a toujours compté pour moi est le cœur qui nous lie. Pour moi, vous avez fait plus qu'il n'en fallait. De près comme de loin, vous m'avez témoigné votre sympathie, votre amitié, votre fraternité, votre considération. 
Vos messages émouvants, vos conseils encourageants, votre présence physique, vos contributions magnifiques... je ne sais quelle expression utiliser pour qualifier ce que je ressens pour vous. Effectivement  je ne saurais avoir la voix nécessaire pour vous dire MERCI!!!
En ce jour de Dieu, je vous le confie afin qu'il vous gratifie.

Je crois en l'histoire

S'il y a une chose pour laquelle j'éprouve une forte conviction sur terre, c'est bel et bien l'histoire. Je crois en l'histoire, parce qu'elle trompe peu. Et en cela, il faut savoir lire le temps et anticiper les choses. Je n'en suis pas aussi doué, mais je m'exprime et ce que je dis n'engage que moi.

En Novembre 2010, je me retrouve en Tunisie, au pays d'Habib BOURGUIBA. Dans toutes les rues de Tunis, les lieux publics et autres coins show, l'effigie du président Zine el-Abidine Ben Ali à côté du drapeau tunisien flotte sous des formats variés et à tous les vents. La même scène avec un peu moins d'intensité est observée à Carthage où j'ai fait un saut.
J'étais prêt à mettre la main au feu que ce monsieur était populaire et aimé de son peuple, puisque les bouches interrogées le confirmaient souvent au détour d'un regard. Sauf dans une mosquée où un homme m'a confié de ne pas me fier aux apparences. Je l'ai classé dans le rang des frustrés. Il me souvient que dans une communication, j'ai dit mon admiration pour son travail pour l'éducation et les droits de la femme ( je ne sais pas si je peux le retirer, mais je crois que l'histoire démontre que je m'étais trompé).

Quelques semaines après mon départ, toutes les chaînes de télévisions mondiales parlaient de Sidi Bouzid, puis de l'ensemble de la Tunisie. J'étais loin de m'imaginer que le vent qui allait secouer les dictatures du monde arabe tirerait sa source "d'un personnage publiquement idolâtré" comme Ben Ali. La suite nous la connaissons.

lundi 14 mars 2016

Elle s'appelait Monique

Monique n'était pas un homme comme moi. Elle n'était pas bamoun, pas musulman comme moi, mais elle était un humain. Elle avait à peu près mon âge, pleine de vie et peut-être d'ambition. C'était la fille de quelqu'un, la mère, l'épouse, la sœur de quelqu'un. Elle s'en est allé sans dignité humaine, parce que d'autres humains la lui ont refusée. Elle ne sera jamais remplacée ça c'est sûr.
Elle s'appelait Monique, elle pouvait bien être ma sœur, ma femme, ma fille... A sa place, je vois toutes ces personnes qui me sont chères, Dieu seul sait combien sont enceinte dans ma maison...
 
Elle s'appelait Monique et c'était une camerounaise qui s'en est allée avec deux autres camerounais, qui nous auraient _qui sait_ délivré du noir, de la sècheresse, de la pauvreté...
 
Elle s'appelait Monique, mais combien de Monique sont parties sous silence? Combien de Monique faudrait-il encore pour que des femmes ne perdent plus la vie en donnant la vie?
 
Elle s'appelait Monique, elle s'appelait...
 
 

lundi 29 février 2016

Voilà 30 ans que la roue tourne!

Un soir de 28 février 1986, je poussais mes premiers cris alors qu’une femme exceptionnelle revenait de loin. Un autre 28 février, cette fois ci avant moi, naissait une figure marquante de notre ère pour qui j’ai beaucoup d’admiration, mon cher Enseignant Mathias Eric Owona Nguini. Contrairement à cette année où j’ai la chance de lire vos messages, le 22eme 28 février après ma naissance n’a pas été le cas alors que j’étais étudiant à l’Université de Dschang. L’histoire sait pourquoi…

Je voudrais à cette occasion exceptionnelle, parce qu’il n’est pas un anniversaire comme ceux que j’ai connu jusqu’à présent, vous remercier, vous tous qui avez pensé à moi de par le monde. Une centaine de messages aussi affectueux les uns que les autres sur facebook, quelques sms, appels et messages whatsapp venus du Kenya, d’Israël, du Swaziland, des USA, de la France, du Ghana, du Canada, du Sénégal, de la Bulgarie, de l’Ouganda, du Japon (…) et biensûr de ce grand pays, le Cameroun. Par ces messages, et ceux qui continuent d’arriver, vous me témoignez votre amitié et je me sens citoyen du monde.

30 ans ! Je le prends comme 30 crédits dépensés. Tout en rendant grâce à Allah, je m’interroge et j’espère trouver des réponses encourageantes sur l’utilisation que j’en ai faite face aux nombreux qui interpellent le monde et donc chacun de nous. Au premiers rang de ces défis je place la justice sociale gage de toute stabilité et de bien-être collectif.
Merci encore et bon début de semaine

Salif Mforain

jeudi 20 août 2015

Opportunité pour les jeunes activistes "féministe": Appel à proposition FIDA

FRIDA | Le Fonds des jeunes féministes est l’unique initiative dans sons genre dirigée par des jeunes. Le FRIDA soutient exclusivement l’activisme féministe jeune à l’échelle mondiale, et ce afin de faire progresser les mouvements et les programmes œuvrant à la justice sociale. Le FRIDA a été fondé dans le but d’offrir davantage de ressources et de possibilités aux jeunes femmes et transsexuel(le)s dans le monde. Nous sommes convaincues que la croissance, le rajeunissement et la durabilité des mouvements et des organisations de femmes dépendent essentiellement du soutien offert aux jeunes féministes à court et à long terme. Jusqu’à présent, le FRIDA a accompli trois cycles de financement depuis 2012, et a apporté son soutien à 57 groupes de jeunes féministes dans 47 pays différents de par le monde, octroyant un total de 437,000 $ en subventions directes.
Nous sommes fières de lancer notre quatrième appel à propositions. Nous avons lintention de soutenir jusqu’à 30 nouveaux groupes de jeunes féministes dirigés par des jeunes femmes et transsexuel(le)s âgé(e)s de moins de trente ans.
DATE LIMITE DE PRÉSENTATION DES DEMANDES :  Le 14 Septembre 2015
Qui peut postuler?
  • Des groupes fondés et dirigés par des jeunes femmes et jeunes transsexuel(le)s (âgé(e)s de moins de 30 ans) qui sont engagés dans :Le progrès et la défense des droits des femmes et/ou des transsexuel(e)s d’un point de vue féministe.
  • L’amélioration des conditions de vie des jeunes femmes/transsexuel(e)s aux niveaux local, national, régional ou international.
  • L’organisation inclusive, l’action collective, et le renforcement des mouvements féministes.
  • Des groupes, réseaux, ou collectifs situés dans les pays du Sud (l’Afrique, l’Asie et le Pacifique, le Moyen-Orient, l’Amérique Latine et les Caraïbes, l’Europe Centrale, de l’Est, et du Sud, ainsi que le Caucase et l’Asie Centrale).
  • Des groupes fondés au cours des six dernières années (c’est-à-dire des groupes ayant été créés entre 2009 et 2015).
Le FRIDA fait usage du terme « féministe » pour désigner des personnes travaillant au sein de mouvements qui se consacrent à la défense des droits des femmes ou à la promotion et à la lutte en faveur de la sécurité, de l’égalité, de la justice, des droits et de la dignité des filles, des femmes et des autres groupes sociaux marginalisés. Animées par la conviction que la discrimination est essentiellement liée à la prévalence sociale des systèmes patriarcaux de domination, les jeunes féministes sont déterminées à questionner, à traiter et à transformer les causes fondamentales d’inégalités, de violations de droits et d’injustices. Nous reconnaissons qu’il existe une multitude de courants féministes et, dans le cadre de notre travail, nous offrons des espaces propices à l’expression de leurs principes et de leurs valeurs, parmi lesquelles on trouve l’horizontalité, la collectivité, la participation, la diversité et l’inclusion. Nous définissons les jeunes activistes féministes comme étant des personnes de toute identité ou orientation sexuelle qui défendent l’égalité des sexes et les droits des femmes en employant ouvertement des moyens féministes. Les membres du FRIDA concentrent leur travail sur l’activisme mené par des féministes âgées de moins de trente ans.
Jeunesse trans réfère à toute jeune personne qui s’identifie avec une identité de genre non conforme. Au niveau mondial, le terme inclut les transgenres, transsexuel/les, queer, et travestis.   Dans certains pays et régions, le terme peut également inclure des termes locaux qui ne sont pas forcément liés au masculin et féminin mais à un 3e sexe
La priorité sera accordée à :
■        Des petits groupes de base émergents, ayant peu ou n’ayant pas accès au financement octroyé par les principaux bailleurs de fonds.
■        Des groupes, des réseaux ou des collectifs qui se consacrent à des enjeux nouveaux auxquels aucun financement n’a été octroyé au préalable.
■        Des groupes, des réseaux ou des collectifs situés dans des régions isolées et mal desservies.
■        Des groupes, des réseaux et des collectifs dont la composition est diversifiée et qui comprennent ou travaillent avec des jeunes femmes et/ou transsexuel(le)s marginalisé(e)s, notamment : des réfugiées, des minorités ethniques, nationales, ou de caste, des femmes vivant en milieu rural, des pauvres vivant en milieu urbain, des femmes lesbiennes, bisexuelles ou transsexuelles, des femmes vivant avec le VIH/SIDA, des travailleuses du sexe, des femmes handicapées, ou encore des femmes vivant dans des zones de conflit ou d’après-conflit armé. 
■        Des groupes utilisant des stratégies innovantes et créatives pour promouvoir leur activisme (incluant l’art, la musique, la culture, la poésie, les réseaux sociaux, etc.)
 Chaque année, le FRIDA reçoit plus de 1000 demandes de subvention de partout au monde. Malheureusement, un bon nombre de ces demandes ne répondent pas aux critères de base du FRIDA. Nous aimerions donner cette opportunité à des groupes dirigés par des jeunes féministes. En d’autres termes, si vous savez déjà que votre groupe ne répond pas aux critères fondamentaux du FRIDA, veuillez envisager de ne pas poser votre candidature. Les demandes de subvention que ne répondent pas aux critères de base ne seront ni examinées, ni considérées. Si votre groupe est féministe mais ne répond pas à nos critères fondamentaux, veuillez considérer d’autres opportunités de financement en visitant ce lien. Si vous n’êtes pas sûr de répondre aux critères, veuillez visiter notre page de Foire aux Questions (FAQ) où nous avons répondu à toutes les questions reçues au cours des dernières années. Si votre question ne figure pas dans la liste, veuillez envoyer un courriel à proposals@youngfeministfund.org. Nous y répondrons dans les meilleurs délais.
 Le FRIDA n’offrira PAS son soutien à :  
■        Des Groupes ou des organisations qui adoptent une attitude intolérante envers autrui, que ce soit pour des raisons d’âge, de religion, de sexe, de race, de handicap ou d’orientation sexuelle.   
■        Des organisations travaillant avec des jeunes femmes et transsexuel(e)s mais dirigées par des adultes âgés de plus de 30 ans. Nous ne finançons pas les « programmes jeunesse » des organisations existantes, mais uniquement les groupes dirigés par des jeunes.
■        Pour le moment, le FRIDA ne finance pas les initiatives dirigées par des jeunes hommes, mais si ces derniers se définissent en tant que féministes. Ceci est dû à la restriction des ressources que nous préférons consacrer à la lutte contre l’inégalité et la discrimination fondamentales auxquelles font faces les jeunes femmes et jeunes transsexuel(le)s.
■        Bourses, stages ou frais de scolarité (cela vaut également pour les recherches doctorales ou universitaires).
■        Des groupes ayant des subventions supérieures à 25,000 dollars.
■        Des projets proposés à titre individuel ou par des institutions gouvernementales, des organisations politiques ou des groupes religieux.
■        Des groupes qui se consacrent à la prestation de services directs (comme des programmes communautaires d’alphabétisation, d’éducation formelle, de formation technique, de formation d’artisans ou de soins de santé).
■        Des groupes que se dédient principalement aux activités lucratives.
■        Des groupes établis dans les pays industrialisés suivants: Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Corée du Sud, Danemark, Espagne, Estonie, Etats-Unis, Finlande, France, Grèce, Islande, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse.
Montant et durée du financement
Le FRIDA offre des subventions pouvant atteindre 5 000 $ US. Ces subventions flexibles et renouvelables peuvent servir de soutien général ou de financement de projet, à condition qu’elles soient utilisées sur une période d’un an.
Veuillez noter que le FRIDA reconnaît la valeur du soutien général et encourage les organisations à accorder la priorité aux ressources en fonction de leurs besoins. Par exemple, certains groupes pourraient préférer utiliser le financement du FRIDA pour payer les coûts liés au personnel, aux aspects administratifs ou organisationnels, alors que d’autres seraient portés à utiliser ces subventions pour mettre en place des infrastructures ou payer des coûts liés à des projets.
Comment le processus de prise de décision fonctionne-t-il ? Participez au processus de sélection…  c’est à votre tour de décider!
Le personnel du FRIDA est résolu à faire participer les groupes dirigés par des jeunes féministes au processus de décision lié à l’octroi de subventions. Nous sommes d’avis qu’il s’agit d’un processus de prise de décision qui favorise l’autonomisation et la participation, et qui incite les bénéficiaires à se responsabiliser et à avoir le sentiment d’avoir investi dans le processus. Quand nous recevrons votre demande, les conseillères du FRIDA nous aiderons dans un premier temps à filtrer les demandes afin de nous assurer que celles-ci répondent aux critères fondamentaux du FRIDA. Cependant, elles n’évalueront pas les demandes, puisque la décision finale est prise par les demandeurs.
Les demandeurs qui répondront à nos critères seront invités à voter pour les projets qu’ils préfèrent et à justifier leur choix par le biais d’un commentaire (les collectifs ne pourront pas voter pour leurs propres projets). Les demandeurs votent de façon anonyme en s’appuyant sur les résumés de chaque demande provenant de leur région géographique. Au moment du vote, nous prions les membres des collectifs de garder à l’esprit les éléments qu’ils considèrent importants afin de promouvoir et de défendre les droits des jeunes femmes dans leur région. Après cette étape, les votes seront comptés et les bénéficiaires seront choisis.
FrenchGrantmakingProcessAttentes du FRIDA concernant les groupes choisis :
Tout bénéficiaire devra signer un accord de subvention qui exposera brièvement les procédures de comptabilité, de reddition de comptes et les autres conditions de distribution du financement. Les subventionnés devront être en contact régulier avec l’équipe du FRIDA et devront partager régulièrement les avancées de leur travail. Nous donnerons plus de détails sur ce processus après que les bénéficiaires auront été choisis.
Éléments importants à retenir :
■        Avant de remplir votre demande, veuillez lire attentivement les renseignements contenus dans le formulaire afin de savoir si vous êtes admissibles. Vous pouvez également consulter la Foire aux Questions (FAQ) du site internet du FRIDA au http://youngfeministfund.org/apply-for-a-grant/french/grantfaqs-fr/
■        Tous les projets qui feront l’objet d’une demande de subvention devront viser à profiter à des jeunes femmes et transsexuel(le)s d’une façon culturellement adéquate, durable et soucieuse de l’égalité des sexes. Ils devront également porter sur des enjeux cruciaux de la lutte pour les droits des femmes.
■        Si vous souhaitez voir le genre de groupe que FRIDA supporte en ce moment, vous pouvez visiter notre site web: http://youngfeministfund.org/partners/grantee-partners/
■        Il n’est pas nécessaire que votre groupe soit enregistré.
■        Votre demande peut être présentée dans UNE SEULE des langues suivantes : français, anglais, espagnol, portugais, russe arabe ou chinois
■        Votre demande doit nous parvenir avant le 14 Septembre 2015
■        Vous pouvez ne nous faire parvenir qu’UNE SEULE demande.
■        En cas de refus, vous serez tenus informés par email en Octobre 2015. Les subventions seront octroyées au mois de Décembre 2015.
COMMENT SOUMETTRE VOTRE DEMANDE DE SUBVENTION
Dans le but de moderniser le processus de demande, le FRIDA accepte les demandes en ligne!
Nous vous recommandons fortement de lire les critères de subvention et le formulaire de demande dans sa totalité avant de le soumettre en ligne. Cela vous aidera à préparer vos réponses avant de commencer le processus en ligne.
Si vous considérez que votre groupe est admissible à une subvention et si vous souhaitez soumettre une demande, veuillez cliquer sur le lien suivant afin d’accéder au formulaire:
Lire le formulaire de demande; et Déposer votre demande via notre formulaire en ligne
 Ou
Envoyer votre demande via e-mail à proposals@youngfeministfund.org
Ou
Par la poste ou par télécopieur :
FRIDA | The Young Feminist Fund
c/o The Association for Women’s Rights in Development
215 Spadina Avenue., Suite 150, Toronto, ON
M5T 2C7 Canada
Téléc.: +416. 594. 0330
Note : Tous les demandeurs recevront un accusé de réception par courrier électronique, ce qui confirmera que nous avons bel et bien reçu leur demande.  
Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous écrire à l’adresse suivante :   proposals@youngfeministfund.org


Source: http://youngfeministfund.org

vendredi 31 juillet 2015

Ma nouvelle famille



Toss Toss Toss Toss !
Les pas raisonnent et raisonnent. Ils raisonneront toujours
C’est ma nouvelle maison, ma nouvelle famille
Les gens vont et viennent
Me saluent et me sourient
Et repartent aussitôt qu’apparus
C’est ma nouvelle maison, des nouvelles habitudes
Une nouvelle famille dans laquelle les membres ont un nom
Un nom qui me fait sursauter : « collègues »
Ma nouvelle famille, mon nouvel environnement
Il n’est pas froid, il n’est pas loisible
Les gens y travaillent dans la convivialité
Rient, se tapotent sous fond de concentration
C’est ma nouvelle famille, mon nouvel environnement !

samedi 28 février 2015

Encore un an!



Waou!!!!
Cette année encore je me suis livré à la même réflexion: celle de savoir si de son anniversaire l'on doit s'en réjouir ou en pleurer. S'il faille se réjouir, de quoi? Et si d'aventure il faut pleurer pourquoi? Autant de questions qui me taraudent l'esprit toutes ces dernières années à chaque fois que la cloche m'annonce un tour d'horizon. Une chose est sûre, un anniversaire c'est la grâce d'une année complète de vie qui n'est pas accordée à tout le monde. Chacun peut le vérifier en sa manière. C'est aussi malheureusement un an de moins dans votre compteur, mais faut-il s'en faire pour autant? Peut-être oui, peut-être non. Tout dépend finalement de l'angle d'appréciation.
En ce qui me concerne, je suis resté à chaque fois anxieux face à ce questionnement et souvent très triste si bien que j'ai voulu ne plus y penser. Impossible! C'est un jour spécial, le jour au courant duquel on naquit. Et comment l'oublier alors qu'en ce jour, un être cher faillit sacrifier sa propre vie pour nous en donner? Et comment l'ignorer quand des dizaines voire des centaines d'amis d'ici et là, par amour ou par opportunisme, par considération ou par effet de mode, du fond du cœur ou par réflexe vous donnent l'espoir de croire. Ils vous souhaitent des merveilles, vous expriment leur admiration, leur amitié, leur sympathie et même souvent leur dégoût à votre égard. Juifs et arabes, noirs et blancs etc... Quelque soit le postulat, il demeure que pour une raison ou une autre, ils ont pensé à vous. Pas suffisant pour se sentir honoré? Moi si. Ce matin, alors que je me suis réveillé avec une quarantaine de messages qui continuent à pleuvoir, je me suis senti comme tel, mais aussi et surtout obligé. Obligé par mon devoir vis à vis de moi-même et de mon entourage.
A ces messages, je répondis à un grand ami blogueur: « ça me va droit au cœur, même si ça fait un an de combat en moins ». En vérité je voulais dire « un an gaspillé sans véritable impact à mon avis ». Il me trouva certainement dur avec moi-même et me rassura. Il me dit: « ...quand on bosse comme tu le fais, on ne se plaint pas du temps qui passe, et du poids de l'âge, parce que chaque poids qu'on porte, c'est le dernier combat gagné. Peu importe demain, si ce n'est pas la joie d'affronter de nouveaux défis pour améliorer le vécu des hommes ». Je le trouvai très profond et très philosophique. Je souris sans être satisfait, loin de me rassurer de ce qu'il appela « succès engrangés au fil des ans », je trouvai son message comme un rappel à l'ordre d'une mission non réellement amorcée. Je compris finalement ce que j'avais longtemps pensé sans vraiment comprendre: prendre chaque jour comme le premier et le dernier et faire le maximum de tel en sorte que, si le juge de la partie sonnait la fin de la partie, qu'on en sorte tête haute. L'anniversaire dans ce sens est donc un moment de bilan, de prospection et de grâce au Tout Puissant.
En attendant, je remercie le Seigneur Tout Puissant qui a voulu que je reçoive les yeux ouverts, sur mes quatre pieds mouvant partout sous une tête tranquille tous ces vœux. De même que je remercie chacun de vous qui avez pensé à moi...
Merci à maman pour le sacrifice suprême de ce matin d'un 28 février de notre ère...
Love and peace in the world...

mercredi 20 août 2014

Rentrons au Caire je vous en pries !



J’ai pensé il y a quelques jours que le calvaire était fini pour les enfants de Gaza. Erreur car ce n’était qu’un rêve d’un gosse naïf que je me retrouve être au bout du compte. Finalement sur quoi porte la bataille du proche orient ? Je ne sais pas. D’ailleurs ça m’intéresse peu. Ce qui m’intrigue c’est l’acharnement avec lequel les acteurs agissent face à la souffrance de plus en plus grandissante des peuples qu’ils sont sensés défendre. Sans partie prise, je pense que le monde devrait avoir honte, moi y compris en tant que membre de la famille mondiale. Ni les institutions internationales, les Etats et nations, ni les religieux, ni les ONG, ni les individus (…) n’ont été en même de mettre un terme à la souffrance de l’humanité perpétrée par les individus, les groupes et les idéologies animés d’intolérance avérée. Mais pourquoi est-il si difficile de ramener définitivement les parties à la raison au moins pour le bien et la sécurité de leurs peuples respectifs ? J’ai honte.
En tant que membre de la famille mondiale comme chacun de vous qui me lisez à quelque niveau de responsabilité qu’il soit, je crois qu’il n’est plus possible de vivre avec indifférence, complaisance et complicité ce qui se passe à Gaza comme dans les autres points du monde notamment en Afrique où les femmes et les enfants, sans armes, payent injustement les prix d’un conflit pour lequel ils n’ont pas été consulté. Je suis à des milliers de kilomètres du proche orient que je connais peu ou pas. Vous par contre, vous savez quel est le problème, s’il vous plait arrêtons chacun en ce qui le concerne cette bêtise humaine qui risque de diviser les prochaines générations à jamais…
Juifs et arabes sont des frères, tous les hommes sur terre aussi. N’est-ce pas temps de marquer la ligne qui nous démarque de la jungle ? Au 21e siècle, il reste étonnant que nous, génération civilisée, génération de la mondialisation continuons à brandir nos muscles et à bomber nos torses comme solutions à nos différends. Hey que non ! A mon avis, le seul critère de la puissance de nos jours reste la capacité de réussir une bataille par la  voie des négociations, la force du verbe.
Stop aux roquettes !
Silence aux rafales !
Sécheresse au feu aérien !
Débout la famille mondiale !
Rentrons au Caire, je vous y attends.
Son of Africa, son of the world