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vendredi 21 octobre 2016

Et si nous étions complices de nos malheurs!

J'aurais bien aimé me taire, j'espère le pouvoir pour longtemps encore. Mais je crois que je serai complice si je l'avais fait toutes ces années où j'ai passé le temps à appeler mes paires à croire. Le fond du discours ne changera pas de toutes les façons, parce que la cohérence et la constance, c'est ce que j'ai de plus chère. Les jeunes doivent continuer à croire, mais à quoi? La question se pose avec acuité et mérite des réponses claires. En tout cas disait quelqu'un, chaque génération identifie sa mission, l'accomplit ou la trahit. Quelle est la nôtre? Sommes-nous entrain de l'accomplir ou sommes-nous complices de nos problèmes? Je n'irai pas plus loin que ça dans cette réflexion qui doit continuer.
Mais quoiqu'il en soit, je crois sincèrement que quelque chose doit être faite pour que ma patrie sorte définitivement la tête de l'eau...

Excellent weekend et que Dieu protège le Cameroun


vendredi 1 avril 2016

Merci à tous

Cérémonie de Yap Laleh (embellissement de la mariée) 
Ce weekend a été un moment exceptionnel dans ma vie civile. Après un Oui devant Dieu en 2010, je l'ai réitéré en 2016 devant les hommes. Et à cette occasion, vous aviez été nombreux à m'assister. Je reste convaincus que vous aurez voulu tous être à mes côtés. Je sais aussi que ceux qui pensent n'avoir rien fait auraient voulu faire quelque chose, ceux qui pensent avoir fait peu auraient voulu mieux faire... Mais ce qui compte et a toujours compté pour moi est le cœur qui nous lie. Pour moi, vous avez fait plus qu'il n'en fallait. De près comme de loin, vous m'avez témoigné votre sympathie, votre amitié, votre fraternité, votre considération. 
Vos messages émouvants, vos conseils encourageants, votre présence physique, vos contributions magnifiques... je ne sais quelle expression utiliser pour qualifier ce que je ressens pour vous. Effectivement  je ne saurais avoir la voix nécessaire pour vous dire MERCI!!!
En ce jour de Dieu, je vous le confie afin qu'il vous gratifie.

Je crois en l'histoire

S'il y a une chose pour laquelle j'éprouve une forte conviction sur terre, c'est bel et bien l'histoire. Je crois en l'histoire, parce qu'elle trompe peu. Et en cela, il faut savoir lire le temps et anticiper les choses. Je n'en suis pas aussi doué, mais je m'exprime et ce que je dis n'engage que moi.

En Novembre 2010, je me retrouve en Tunisie, au pays d'Habib BOURGUIBA. Dans toutes les rues de Tunis, les lieux publics et autres coins show, l'effigie du président Zine el-Abidine Ben Ali à côté du drapeau tunisien flotte sous des formats variés et à tous les vents. La même scène avec un peu moins d'intensité est observée à Carthage où j'ai fait un saut.
J'étais prêt à mettre la main au feu que ce monsieur était populaire et aimé de son peuple, puisque les bouches interrogées le confirmaient souvent au détour d'un regard. Sauf dans une mosquée où un homme m'a confié de ne pas me fier aux apparences. Je l'ai classé dans le rang des frustrés. Il me souvient que dans une communication, j'ai dit mon admiration pour son travail pour l'éducation et les droits de la femme ( je ne sais pas si je peux le retirer, mais je crois que l'histoire démontre que je m'étais trompé).

Quelques semaines après mon départ, toutes les chaînes de télévisions mondiales parlaient de Sidi Bouzid, puis de l'ensemble de la Tunisie. J'étais loin de m'imaginer que le vent qui allait secouer les dictatures du monde arabe tirerait sa source "d'un personnage publiquement idolâtré" comme Ben Ali. La suite nous la connaissons.

lundi 14 mars 2016

Elle s'appelait Monique

Monique n'était pas un homme comme moi. Elle n'était pas bamoun, pas musulman comme moi, mais elle était un humain. Elle avait à peu près mon âge, pleine de vie et peut-être d'ambition. C'était la fille de quelqu'un, la mère, l'épouse, la sœur de quelqu'un. Elle s'en est allé sans dignité humaine, parce que d'autres humains la lui ont refusée. Elle ne sera jamais remplacée ça c'est sûr.
Elle s'appelait Monique, elle pouvait bien être ma sœur, ma femme, ma fille... A sa place, je vois toutes ces personnes qui me sont chères, Dieu seul sait combien sont enceinte dans ma maison...
 
Elle s'appelait Monique et c'était une camerounaise qui s'en est allée avec deux autres camerounais, qui nous auraient _qui sait_ délivré du noir, de la sècheresse, de la pauvreté...
 
Elle s'appelait Monique, mais combien de Monique sont parties sous silence? Combien de Monique faudrait-il encore pour que des femmes ne perdent plus la vie en donnant la vie?
 
Elle s'appelait Monique, elle s'appelait...